WHO’S NEXT ?

LE SYSTEME ELECTORAL

L’élection du président des Etats-Unis se fait au suffrage universel indirect. Chaque Etat se voit attribuer un nombre de grands électeurs qui votent ensuite pour le président. Un petit schéma pour y voir plus clair ?

LES CANDIDATS

Donald Trump

MAKE AMERICA GREAT AGAIN

Un (ex) animateur de télé-réalité aux portes de la Maison Blanche
Donald Trump est un homme d’affaires qui a su faire fructifier le groupe immobilier détenu par son père. Il est célèbre pour avoir édifié des tours qui portent son nom. C’est au sommet de l’une d’elles, la Tump Tower de Manhattan, qu’il annonce sa candidature à l’investiture républicaine. C’était en juin 2015 et à l’époque on parle de lui dans la presse comme d’un milliardaire « excentrique », « volubile ». On rappelle qu’il n’a jamais obtenu de mandat électif mais qu’en revanche, il fut l’animateur d’une émission de télé-réalité « The Apprentice ». Dans cette émission, les candidats sont éliminés au fur et à mesure des entretiens d’embauche passés par Donald Trump. Le dernier remporte un poste au sein de son entreprise. Durant la campagne pour l’investiture, il a déclaré vouloir interdire l’accès aux Etats-Unis des musulmans, ou encore s’est moqué d’un journaliste handicapé… Durant la campagne face à Hillary Clinton, il a vu ressurgir d’anciennes vidéos ou on l’entend tenir des propos plus que déplacés sur les femmes. Il est également accusé d’agressions sexuelles.

Pour quelle Amérique ?
Sur le plan intérieur, il promet 25 millions d’emplois sur 10 ans et est opposé à une hausse du salaire minimum horaire. Il souhaite maintenir les immigrants clandestins dans des centres jusqu’à ce qu’il soit renvoyé chez eux et a promis de construire un mur de 1600 km le long de la frontière mexicaine. Il est opposé au mariage homosexuel, à l’avortement (mis à part en cas de viol ou d’inceste) et à toute nouvelle mesure de contrôle du port d’armes.

Sur le plan international, il souhaite créer une alliance avec la Russie, renouer le dialogue avec le président nord-coréen ou encore revoir les alliances des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Hillary Clinton

STRONGER TOGETHER

L’ascension tranquille
Elle fut avocate, professeure de droit, première dame des Etats-Unis, sénatrice, candidate malheureuse à la primaire démocrate en 2008 en face d’un certain Barack Obama dont elle sera ensuite la secrétaire d’Etat. Elle est surtout en passe de devenir la première femme présidente des Etats-Unis. Hillary Clinton est celle qui est parvenue à se sortir de tous les scandales. Les scandales de mœurs de son mari Bill Clinton. Tout comme les siens. Des conférences au contenu secret données devant de grandes banques moyennant rémunération à ses mails envoyés depuis une messagerie non sécurisée en passant par les accusations de blanchiment d’argent en faveur de sa campagne de la Clinton Foundation, ces affaires auraient pu sérieusement entacher ses chances de l’emporter et pourtant elle est la favorite des sondages.

Pour quelle Amérique ?
Sur le plan intérieur, Hillary Clinton assume vouloir régulariser une partie des immigrés clandestins et accueillir 65 000 réfugiés syriens sur le territoire des Etats-Unis. Elle promet d’investir 350 milliards de dollars dans l’éducation et de créer 10 milliards d’emplois supplémentaires. Sur le sujet sensible des armes à feu, elle ne remet pas en cause le sacro-saint second amendement mais promet davantage d’encadrement des ventes d’armes.

Sur le plan international, elle se veut plus interventionniste que Barack Obama et souhaite traquer et traduire en justice Al Baghdadi.

Gary Johnson

Il est présenté comme le troisième homme de cette élection, Gary Johnson est le candidat du parti libertarien. Homme d’affaires, il fut gouverneur du Nouveau-Mexique de 1995 à 2003. Déjà candidat à la Maison Blanche en 2012, il récolta près d’1% des suffrages.

Ses principaux faits d’arme ? Il s’est rendu célèbre en répondant « c’est quoi Alep ? » lors d’une interview. Progressiste sur les questions sociales, au niveau économique, il est pour la réduction de l’intervention du gouvernement fédéral et les baisses d’impôts.

Jill Stein

Il y a une autre femme en lice dans cette élection présidentielle. Jill Stein, la candidate du Parti Vert. Cette médecin n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle fut déjà candidate en 2012 et avait récolté 0,36% des voix. Elle souhaite évidemment faire mieux cette fois et mise sur les électeurs de Bernie Sanders dont la campagne pour l’investiture démocrate a montré que certains américains étaient en quête de changement.

Elle critique la mainmise des banques et des entreprises sur le monte politique et souhaite une refonte de l’économie basée sur l’agriculture durable et l’énergie renouvelable. Consciente de ses faibles chances de l’emporter, elle souhaite surtout imposer davantage les questions environnementales dans les débats.

Evan McMullin

Il s’est lancé comme candidat indépendant après la nomination de Donald Trump par son parti. Il ne figurera sur les bulletins de vote que dans onze états et n’est que très rarement testé dans les sondages nationaux.

Ancien agent de la CIA, ex-banquier d’affaires, mormon, il est parvenu à bouleverser la campagne dans son Utah natal. Et s’il remporte l’Utah, il sera le premier candidat indépendant à gagner un Etat depuis George Wallace en 1968.